Prix
Carpeaux
 |
Le Prix Carpeaux,
créé en 1980 par Armande
Souyris, est devenu un rendez-vous incontournable
pour les danseurs et danseuses de toutes
les régions de France, mais aussi
de Belgique, d'Allemagne, d'Angleterre,
du Japon, etc. Toutes les catégories
d'âge et de niveau sont représentées
depuis le préparatoire jusqu'au
pré-professionnel. |
Comme
chaque année, le concours se déroule
en deux parties : les éliminatoires à
huit clos le samedi et les variations ouvertes
au public le dimanche dans la grande salle du
Phénix.
Tous
les candidats et candidates sont évalués
par un jury de danseurs étoiles et professeurs
de danse. Il était présidé
cette année encore par Cyril Atanassof,
professeur de ballet à l'Opéra,
entouré de Monique Arabian, Claire Sombert,
Francesca Zumba, Daïni Kudo, Benjamin Pech
et Jorasiav Slavicky. Les « préparatoires
» présentent deux variations sur
demi pointes avec des pas imposés et
une partie libre, alors que les pré-professionnels
doivent se présenter en costume pour
la variation du répertoire. Pour faire
patienter le public durant la longue délibération
du jury, Carole Souyris avait concocté
un programme à la fois éclectique
et de très haute technicité.
Une innovation
: le nouveau trophée du Prix Carpeaux
: un bronze à la patine verte réalisé
par Catherine RIFF : « La Danse vers l'infini
».
Le maire
Dominique Riquet, accompagné de Patrick
Rousies et de plusieurs élus, a très
apprécié l'œuvre de l'arrière-petite-fille
du célèbre Jonas!
A mettre
aussi en valeur le travail dans l'ombre de Jacqueline
Riff, à la Renaissance depuis quarante
ans et qui est responsable des costumes, et
Laurence Massy qui apporte pour ce Prix Carpeaux
son aide technique, notamment dans l'accueil
des membres du jury. Moment solennel : le président
du jury, Cyril Atanassof, a présenté
le palmarès du Prix 2003 qui a primé
la Saint-Quentinoise Lauranne Richard pour le
Prix national, mais qui n'a pas attribué
le trophée Carpeaux cette année.
La voix du mercredi,
19 mars 2003
A la
recherche du temps qui passe
 |
« C'était
une maison de famille en succession, occupée
uniquement pendant les vacances d'été.
Rien n'avait été touché. »
Lorsque
Catherine RIFF et son mari François
pénètrent pour la première
fois dans cette belle demeure bourgeoise
typique des maisons en pierre XVIIIe du
Bessin, ils furent d'emblée séduits
par son authenticité. Avec ses
vieux parquets, ses dallages à
l'ancienne, la distribution des pièces
adaptée à leur mode de vie
familial, dont les beaux volumes avaient
été préservés,
la demeure réunissait tous les
éléments répondant
à leurs critères. |
Soucieuse
de valoriser l'esprit d'origine de la maison,
Catherine, artiste sculpteur, s'est improvisée
décoratrice sur les murs, réalisant
tour à tour les enduits et les patines
aux couleurs du XVIIIe siècle. Le salon-bibliothèque
laisse découvrir une part plus intime
de son univers, empreint de douceur et de raffinement.
Avec ses murs recouverts d'un badigeon à
l'eau, teinté de pigments naturels, finition
poudrée, soulignés d'une frise
au pochoir dans les tons rouge sanguine, il
prend des allures de boudoir. Arrière-petite-fille
du peintre Lucien Jonas, également portraitiste,
elle a hérité du goût des
portraits de famille qu'elle réalise
sur commande, à la sanguine ou au pastel.
La juxtaposition d'objets qui conservent la
trace de ses aïeux avec ceux chinés
sur de simples coups de cœur fait tout
le charme de cette demeure. L'esprit maison
de famille a été mis en valeur
par des meubles peints : les motifs floraux
et végétaux puisés dans
de vieux documents, traités à
l'ancienne, décorent les portes des meubles
de la salle à manger. Loin de sacrifier
l'âme de la maison, elle a su lui redonner
ses lettres de noblesse.
Paris Match,
juillet 2003